Black Mirror, la technologie envahissante en question

Black Mirror, la technologie envahissante en question

La Mother a cette fois-ci abandonné les séries américaine pour s’attarder sur une britannique : Black Mirror. Cette série dépeint les relations que nous avons avec les nouvelles technologies qui font quasi partie du quotidien de chacun. Détails.

 

Créée par l’ancien journaliste au Guardian, scénariste et animateur britannique, Charlie Brooker, « Black Mirror » est ce qu’on appelle une anthologie. C’est-à-dire une série dans laquelle seul le thème crée le lien entre les épisodes, les saisons, sans personnages récurrents.

Charlie Brooker (c) Times – David Sandison

Dans cette série britannique qui mêle science-fiction, horreur, satire et thriller, les épisodes sont rattachés au même sujet qu’est la technologie dystopique, les effets sociaux et psychologiques des nouveaux outils technologiques qui sont à notre portée. Pour continuer sur les définitions, la dystopie est une fiction qui se déroule dans un monde imaginaire dans le but d’exagérer et de montrer des conséquences probables. Brooker suggère même ce qui pourrait se produire dans un futur proche avec l’arrivée de nouveaux objets technologiques. Inverse de l’utopie, la dystopie démontre le pire qui puisse arriver dans un monde alors imparfait.

Au cœur des nouvelles technologies

Le titre de cette anthologie fait référence aux écrans noirs omniprésents qui animent nos vies: télévisions, smartphones, ordinateurs, tablettes. Avec aussi l’incessante profusion de l’Internet et des réseaux sociaux, le monde est devenu tellement hyperconnecté et numérique. Brooker a ainsi voulu mettre en scène la dépendance des hommes vis-à-vis de ces écrans et ses conséquences néfastes au travers de ses différents épisodes. Sans doute pour nous délivrer un message, celui des effets pervers des technologies ainsi que ses influences et sa dangerosité.

 « Black Mirror », ne lésine pas sur les stéréotypes. On utilise excessivement ces nouvelles technologies qui font preuve d’une telle domination et aliénation sur autrui. Avec ces nouveaux outils, le monde virtuel devient épidémique, gargantuesque. Hors du high-tech, la télévision avec le phénomène de télé-réalité, faisant des ravages et constitués de dérives, ont le mérite d’être exposé de façon virulente dans « Black Mirror ». Ecrans, followers, likes, clics, hackers, réalité augmentée, piratage, ou encore cybercriminalité, sont tant de mots qui te sont familiers. Nul doute que ces termes, tu les retrouveras dans Black Mirror.

Pris dans l’ambiance

Black Mirror - Saison 1

Black Mirror – Saison 1

Si tu décides de regarder cette série, tu seras sans doute amené à réagir sur l’évolution et tes rapports à la technologie et les médias. Pouvant te prendre aux tripes, te faire plonger dans l’ambiance de ses intrigues, à chaque épisode que tu verras, tu seras en mesure de découvrir des scénarios ingénieux, des retournements de situation, de splendides et étonnants décors. Ca ne manque surtout pas de rythmes au point que tu pourrais même sursauter de ton canapé ou être effrayé.

Avec très peu d’épisodes d’une durée inégale, les deux premières saisons de Black Mirror ont été diffusées sur Channel 4 de 2011 à 2014. Depuis septembre 2015, Netflix a repris la production de cette anthologie pour une troisième saison de 6 épisodes dont la diffusion a commencé en octobre dernier. Entre temps, un épisode spécial Noël a été diffusé en 2014 (« White Christmas »).

Brooker : « M’amuser d’un fait technologique »

Charlie Brooker a été distingué en 2012 pour « Black Mirror » avec un International Emmy Award de la meilleure mini-série. L’ancien journaliste avait pensé au départ à introduire chaque épisode avec un présentateur comme ce fut le cas avec d’autres anthologies « les Contes de la Crypte » ou « The Twlight Zone » (la quatrième dimension) avant d’abandonner l’idée.

En octobre dernier pour le site de Télérama, il révélait la manière dont il imaginait ses scénarios : « Je commence par m’amuser d’un fait technologique, je me laisse aller à imaginer des situations comiques – j’ai d’abord été un auteur de comédie – que je transforme dans un deuxième temps en quelque chose de très sérieux. Quand je tiens une histoire, j’écris le plus vite possible. Récemment, je me suis mis à écrire debout, pour être plus productif ».

A l’instar de pas mal de téléspectateurs, beaucoup de médias internationaux sont unanimes, Black Mirror a frappé un grand coup sur le paysage du petit écran. Tous s’accordent à dire que c’est une anthologie innovante, excellente, fascinante, troublante qui pointe du doigt cette société 2.0.

On te laisse juger chers lecteurs. Si certains manifestent leurs préférences pour tels épisodes, la Mother te le recommande vivement de le voir après ta journée de travail. Dis-nous si tu as été convaincu, stupéfait.

 

Black Mirror – Trailer Saison 1

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Richard Sengmany

Richard Sengmany

Passionné de sport et de musique, Richard est diplômé d'un Master 2 en Marketing et Gestion du Sport. Rédacteur bénévole pour des blogs spécialisés dans le sport, il partage régulièrement ses découvertes musicales.
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