Magritte au Centre Pompidou : Ceci est une exposition géniale !

Magritte au Centre Pompidou : Ceci est une exposition géniale !

La Mother est allé voir comment René Magritte exprimait sa « Trahison des images » au Centre Pompidou.  C’est jusqu’au 23 janvier 2017 et c’est tout simplement immanquable !

 

Petit rappel biographique

Notre ami René Magritte est né en 1898 à Lessines  en Belgique. Affichiste lorsqu’il arrive à Bruxelles,  Magritte est très vite attiré par le courant surréaliste. Il est invité par Dali à passer des vacances en Espagne en 1929. C’est cette même année qu’il publie son célèbre texte « Les mots et les images ». Ce texte est primordial dans la création scénographique de l’exposition.

René Magritte, La Lampe philosophique, ADAGP Paris

René Magritte, La Lampe philosophique, ADAGP Paris


Une réflexion sur les mots et les images : « Je peins des images à penser » !

Es-tu prêt à philosopher devant de nombreux chefs-d’œuvre ? Honnêtement, on a connu pire comme activité non 😉 !

René Magritte - Variante de la tristesse © ADAGP - Paris

René Magritte – Variante de la tristesse © ADAGP – Paris

L’exposition est une réelle réflexion sur le sens des images. Inspiré par Duchamp, Magritte se bat donc contre les idées reçues et crée son propre univers. Sans cesse ton imaginaire sera sollicité par la créativité de l’artiste qui questionne sans relâche la relation entre les mots et les images.

Et c’est par la philosophie et les métaphores concrètes que en découlent que l’exposition permet de mieux comprendre l’oeuvre de René Magritte !

 

Il utilise ainsi certains mythes fondateurs de la philosophie :

  • La découverte du feu
  • L’allégorie de la Caverne de Platon représentée par le tableau « La grotte de Platon ».
  • Le paradoxe de l’œuf et la poule à travers son tableau «Variante de la tristesse» de 1957.

 

Ceci n’est pas une pomme ! Ceci n’est pas une pipe !

Ces deux tableaux sont marqués par le passé de René Magritte et par son travail de dessinateur publicitaire qu’il considérait lui-même comme des «travaux imbéciles». Notre regard habituel sur les images en sera transformé. La publicité est un bon exemple de l’attrait de Magritte pour la subversion discrète : on peut considérer les deux tableaux ci-dessous comme des affiches de propagande surréalistes.

C’est tout naturellement que l’on fait un parallèle avec l’utilisation des images dans notre société. Comment ne pas penser à la relation entre mots et images à l’heure où les réseaux sociaux et Photoshop sont en accès quasi universel.

René Magritte - Ceci n'est pas une pipe © ADAGP - Paris

René Magritte – Ceci n’est pas une pipe © ADAGP – Paris

 

 

René Magritte - Ceci n'est pas une pomme © ADAGP

René Magritte – Ceci n’est pas une pomme © ADAGP

 

L’œuvre favorite de la Mother : « Le jockey perdu » en ce qu’il est parfaitement révélateur de la peinture de René Magritte et pour la poésie qu’il dégage représentative de l’œuvre. Et toi quelle est ton œuvre préférée de l’exposition ?

René Magritte - Le jockey perdu. © ADAGP Paris

René Magritte – Le jockey perdu. © ADAGP Paris

 

Il ne te reste plus qu’à venir découvrir l’exposition qui en est bien une 😉 et qui plus est extrêmement réussie dans sa scénographie, par la réflexion qu’elle te demandera et par le bonheur qu »elle te procurera. On t’y attend pour partager avec le hashtag #ExpoMagritte. Et n’oublie pas de citer et de suivre le Centre Pompidou sur Twitter et Facebook.

Et tu peux dire merci à la Mother, elle a trouvé le cadeau de Noêl à offrir  : le très complet catalogue de l’exposition aux Editions du Centre Pompidou, sous la direction de Didier Ottinger, commissaire de l’exposition.

Informations pratiques

Magritte, La trahison des images  – Centre Pompidou

Du 21 septembre au 23 janvier 2017

Place Georges-Pompidou – 75004 Paris

Plus d’informations sur le site internet du musée

Tarifs : de 11€ (tarif réduit) à 14€ (plein tarif)
Horaires : Tous les jours sauf le mardi de 11h à 21h

 

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Baptiste Bruzel

Chargé de communication digitale au Centre des monuments nationaux depuis un an. Ancien étudiant en histoire du droit à Bordeaux, passionné par la musique, le numérique, le cinéma, le sport ou encore les expositions.