Une vague d’ondes positives envoyée par Les Sajomi

Une vague d’ondes positives envoyée par Les Sajomi

Le 21 février dernier, à Paris, le groupe les Sajomi a accordé sa toute première interview. 4 des 6 membres âgés entre 26 et 31 ans (Sak, Géraldine, ToPige et Anthony Loam) nous ont dévoilé leurs travaux : le single « Du mal à attendre », leur EP et premières scènes. Rencontre.

Mother Shaker : Où et comment est né le groupe ?

Sak : Le groupe est né à Goussainville. Au départ, on était trois potes musiciens. Moi Sak, Joe et un guitariste Mickael, ce qui a donné les trois premières syllabes de chaque prénom pour le nom du groupe : SAJOMI. Mickael est parti. Anthony Loam nous a rejoints vers 2008. On a fait la connaissance de ToPige via une annonce sur un site. Il cherchait un groupe et nous une voix. Je lui ai proposé de faire un essai. Ca a collé dès la première répète. Géraldine est arrivée un peu après à l’été 2013. Il y a aussi Fab, un musicien. Notre groupe de six membres est né en 2013. Malgré les changements, on a gardé ce nom car cela sonnait bien.

Mother Shaker : Qu’est qui vous a donné envie de percer dans la musique ?

Sak : J’ai commencé la musique vers 14-15 ans. J’écrivais au début des poèmes qui se sont transformés en rap. Passionné par le RnB, la Soul, j’ai fait du chant, du Conservatoire, de la chorale, pas mal d’instrus, écrit et composé. J’ai su que je voulais faire ça en écoutant certains artistes comme Babyface, D’Angelo.

Géraldine : Toute petite, je dansais devant les clips de Michael Jackson. La musique a toujours été innée en moi. J’ai intégré une chorale de gospel quand j’étais à la fac, j’ai toujours aimé chanter et eu l’occasion de le faire pour des artistes.

ToPige : Je chantais depuis enfant devant les parents, la famille. Les gens m’ont dit de faire quelque chose dans ce milieu. J’ai commencé à chanter à l’Eglise et continué au collège, au lycée, fait pas mal de petits spectacles. Mon cousin était rappeur, je faisais ses chœurs.

Anthony Loam : Je joue du piano, fais des compositions et chante depuis tout jeune. Dès que mes parents ne m’entendaient pas chanter, ils se demandaient si j’allais bien (rires).

Mother Shaker : Quel est le rôle de chaque membre du groupe ?

De haut en bas - Anthony Loam - Sak - ToPige - Géraldine

De haut en bas – Anthony Loam – Sak – ToPige – Géraldine (c) Joe Gaston

Sak : Deux musiciens ne sont pas là. Joe joue de la guitare, du piano et de la batterie. Compétent dans le mixage, les arrangements, c’est le capitaine de navire. Fab, gros pianiste en live, fort en improvisations, apporte une certaine énergie, son groove.

Géraldine : J’apporte la touche féminine, ma sensibilité, ma bonne humeur. Je chante comme si c’était une thérapie. Si je suis mal, je vais essayer d’écrire ou de chanter, pour évacuer et faire partager mes émotions.

ToPige : J’apporte mon côté anglophone, chantant principalement en anglais. C’est une cohésion de groupe qu’on amène. Nos personnalités s’accordent bien.

Anthony Loam : J’aime dire que je suis le crooner du groupe avec cette voix un peu suave. (rires)

Sak : J’apporte mon écriture. Presque tous les jours, j’écris un nouveau texte, de nouvelles mélodies que je trouve facilement en pleine nuit.

Mother Shaker : Quelle serait votre identité musicale : soul, folk, variété française ?

Sak : La chanson « Du mal à attendre » fait preuve de légèreté, un peu jazzy, chanson française, soul. Le prochain son sera plus Rnb des années 90, époque Teddy Riley. Difficile de dire dans quelle catégorie se ranger.

ToPige : Nos 4 voix donnent ce côté soul. Peu importe le style, on a celui qu’est les Sajomi avec ces chœurs, ce côté groove gospel.

Mother Shaker : La chanson «  Du mal à attendre », est donc la première postée sur Soundcloud. Parlez-nous de ce single ?

Sak : Celle-ci est née de la collaboration entre Joe et moi. On faisait de la musique chez lui. J’ai trifouillé sur son ordinateur pour voir quelle instru il avait. Je suis tombé sur celle-ci lui disant de me la laisser. Je l’ai emportée à la maison. J’avais écrit le texte en pensant à ma copine à l’époque en parlant de la joie des premiers rendez-vous. On l’a réenregistrée en 2013 avec le groupe.

Anthony Loam : Les choeurs occupent une place importante. J’aime l’autodérision dans cette chanson. On est amoureux. On a envie de revoir la personne.

ToPige : Chacun a un rôle dans cette chanson. Sak a du mal à attendre sa copine. Et c’est Géraldine qui endosse ce rôle du personnage féminin. Avec Anthony Loam et nos voix de crooners, nous soutenons Sak. Sur scène, on s’amuse beaucoup avec cette chanson. C’est une sorte de jeu de rôle.

Mother Shaker : Vous travaillez sur un EP aussi. 

Sak : La chanson « Du mal à attendre » est le premier morceau d’un EP qu’on prépare. Il contiendra  4 à 6 titres en français et anglais. 4 morceaux sont déjà entamés. Il sera (bientôt) disponible sur un site de téléchargement légal.

MS : Y a-t-il un thème qui ressortira de cet EP ?

Sak : L’amour et l’euphorie des premiers rendez-vous avec « Du mal à attendre ».

Géraldine : « Brokenhearted » parle des ruptures amoureuses.

Anthony Loam : Le morceau « Encore là » est un hymne à la vie qui sonne un peu funk.

ToPige : « Dear John » est plus un hommage à la black music avec les cuivres, le côté jazzy. Ca parle d’une folie que peut avoir une personne pour la musique.

Mother Shaker : Une date de sortie pour cet EP ?

Sak : Aucune certitude. On peaufine bien et ne veut pas faire les choses à moitié.

Mother Shaker: Prévoyez-vous de tourner le premier clip tous ensemble ?

Sak : Oui, le clip « Du mal à attendre » est en préparation.

ToPige : Il faut trouver la bonne date pour organiser cela. On aimerait aussi enchaîner sur celui de « Brokenhearted ».

Mother Shaker : Vous avez fait pas mal de scène auparavant. Vos impressions la première fois ?

Sak : Notre première scène tous ensemble, c’était en 2014. On en faisait tous les mois voire deux. C’était à l’Entrepôt, un bar à Montparnasse qui organise des Open Mic tous les lundis. On avait repris « Brown Sugar » de D’Angelo, « Valérie » de Amy Winehouse et  « Easy » de Lionel Richie. On avait un peu transgressé certaines règles (rires). Au lieu de jouer deux morceaux, on en a joué 3. Ça a ajouté de l’adrénaline.

Géraldine : On est un peu plus stressé si on chante seul. Dans notre cas, on est un groupe. J’ai l’énergie de Sak, que je donne à ToPige, qui la transmet à Anthony Loam. C’est une chaîne d’ondes positives. On n’a pas de leader vocal.

Merci aux Sajomi pour leur disponibilité. Vous pouvez les suivre sur Facebook, YouTube et Soundcloud.

Le single « Du Mal à Attendre » interprété par les Sajomi en studio

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Richard Sengmany

Richard Sengmany

Passionné de sport et de musique, Richard est diplômé d'un Master 2 en Marketing et Gestion du Sport. Rédacteur bénévole pour des blogs spécialisés dans le sport, il partage régulièrement ses découvertes musicales.
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