Gueules de parisiens : l’expo qui casse les clichés

Gueules de parisiens : l’expo qui casse les clichés

Tu trouves les parisiens ennuyeux ? Bougons ? Hautains ? Tu changeras d’avis après avoir découvert le travail de Stéphanie Pfeiffer, photographe et auteure du projet « Gueules de Parisiens » en partenariat avec le site My Little Paris. Laisse tes préjugés au placard et découvre l’être humain qui se cache derrière le Parisien.

 

Stéphanie Pfeiffer, parisienne pure souche et initiée à l’art de la photographie lors d’un échange universitaire au USA, a décidé de partager avec nous sa passion pour la photo et les parisiens.

L’artiste (car on parle ici clairement d’un projet artistique) considère que les gueules parisiennes qui se révèlent à son objectif représentent le cœur de Paris qui bat ! 

Le concept est assez simple, Stéphanie se ballade dans ses quartiers fétiches (Pigalle-Montmartre, le Canal Saint-Martin, Oberkampf ou encore le Marais) et au grès de ses déambulations, elle regarde les visages des gens qu’elle croise tout en continuant son chemin puis par moment elle s’arrête, réfléchit, se retourne, hésite même, et quand elle comprend qu’elle a déniché une « Gueule » alors elle tape un sprint pour rattraper sa cible et lui tirer le portrait. 🙂

Le rire de Titi / Gueules de Parisiens

Le sourire de Titi 

« Gueule de Parisiens » n’est pas sans nous rappeler un autre projet photographique associant le portrait d’un inconnu à une petite légende/anecdote sur ce même inconnu, c’est ce que nous offre à voir le projet « Human of New York ». Si la démarche artistique peut sembler similaire sur certains points, la photographe a su se différencier au travers du contenu des historiettes qui accompagnent ses photos. Elle y décrie d’avantage le contexte dans lequel le cliché est né, plus qu’elle ne raconte l’histoire personnelle du sujet de la photo.

Suite à une première exposition de son travail au Batofar en mars 2015, la jeune parisienne décide de lancer une campagne de crowdfunding afin de réunir l’argent nécessaire à la commande de plus grands tirages de ses clichés et à l’organisation du vernissage à la Galerie Framology.

Ci dessous l’artiste parle de son projet lors de sa première exposition qui remonte au printemps 2015 :

Même si la photographe ne semble pas avoir créé de liens à proprement parler avec ses sujets, ce projet permet de rapprocher différents styles de parisiens qui probablement se croisent et se mêlent tous les jours dans le métro ou dans la rue sans même se voir, et peuvent ici se côtoyer en photo le temps d’un vernissage. Certains des sujets ont même fait le déplacement pour assister au vernissage et voir ce que peuvent donner leurs Gueules de Parisiens sur papier glacé !

Marché d'Aligre en famille / Gueules de Parisiens

Marché d’Aligre en famille

Au cours de cette soirée, la Mother a tout particulièrement apprécié le petit jeu de piste qui consistait à retrouver les photos à partir des légendes, imprimées sur papier, qui était distribuées aux visiteurs. On a également été séduit par la diversité des sujets pris en photo, comme dit plus haut, autant que par la manière dont ont été pris certains clichés (parfois à moitié volés).

Autrement le vernissage offrait peut être un trop petit échantillon des « Gueules de Parisiens » mais comme on l’a dit auparavant, les tirages ont un coût non négligeable ce qui peut expliquer cela.

Pour tous les curieux qui n’ont pas pu assister au vernissage à la Galerie Framology, ne vous inquiétez pas. vous aurez certainement une nouvelle occasion de voir le travail de Stéphanie en exposition dans un autre haut lieu de la vie urbaine parisienne ! En tout cas c’est tout ce que la Mother lui souhaite !

Retrouvez plus de « Gueule de Parisiens » sur gueulesdeparisiens.com

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