« Générations Pokémon : 20 ans d’évolutions » : joyeux anniv Pikachu !

« Générations Pokémon : 20 ans d’évolutions » : joyeux anniv Pikachu !

La Mother est une fan invétérée de Pokémon, elle ne s’en cache pas. L’an prochain, les petites bestioles fêteront leurs 20 ans (!). A cette occasion, la Mother a posé quelques questions aux auteurs d’un ouvrage à paraître : « Générations Pokémon : 20 ans d’évolutions ».

 

Mother Shaker. Bonjour ! Pour commencer, pouvez-vous vous présenter brièvement aux lecteurs de la Mother ? 

Alvin. Bonjour ! Moi c’est Alvin Hadadène. J’ai 25 ans et je suis passionné de jeux vidéo depuis aussi loin que je me souvienne. J’ai commencé très jeune, vers 11-12 ans, à écrire pour des sites amateurs, à monter des blogs et à contribuer à la base de soluces de jeuxvideo.com. Je suis aujourd’hui journaliste spécialiste des réseaux sociaux pour Webedia où j’écris et produis des vidéos pour plusieurs sites du groupe.

Loup. Salut ! Je m’appelle Loup Lassinat-Foubert, et j’ai 30 ans. J’aime beaucoup de chose dans la vie, comme les jeux vidéo, les séries télé, les bons livres, et j’aime surtout partager ce que j’aime. Cela fait notamment huit ans que j’écris des critiques pour le site Gamekult, pour qui j’ai justement testé de nombreux épisodes de la série Pokémon. Parallèlement, je m’occupe de la programmation de la chaîne Mangas, et je suis directeur des programmes de RadioKawa, une webradio généraliste où l’on parle aussi de jeux vidéo.

La Mother n’a pas pu résister…

Mother Shaker. Pourquoi avoir décidé de vous lancer dans l’écriture d’un ouvrage dédié à Pokémon ? Qu’est-ce que la franchise représente pour vous ? 

Loup : J’ai rencontré Mehdi et Nicolas, nos éditeurs, en 2011, à l’occasion du podcast Que le Grand Geek me Croque ! que je co-animais avec mon ami Inks. Nous les avions reçus à l’époque pour qu’ils nous parlent de leur ouvrage parlant de la série Zelda, et j’avais particulièrement apprécié la façon dont le livre décortiquait l’univers. Nous avons sympathisé à ce moment-là, et je leur avais dit qu’un jour, j’aimerais bien écrire sur une grande saga que j’adore : Pokémon. Ce n’était pas forcément des paroles en l’air, mais c’était quelque chose que j’avais dit un peu comme ça, comme quand on dit qu’on veut devenir propriétaire à Paris. Et puis un jour, courant 2014, alors qu’on n’en parlait plus depuis des années, Mehdi est venu me voir en me disant qu’il avait un projet pour moi. C’était ce livre fantasmé, devenu un projet bien concret. Alvin s’est chargé de tout l’aspect business, et moi je me suis occupé du gameplay et de l’aspect créatif autour de l’univers Pokémon.

Alvin : C’est Loup qui m’a proposé de rejoindre ce beau projet. Pokémon a bercé mon enfance, j’enregistrais le dessin animé pour n’en manquer aucun épisode, j’avais des cartes, des goodies, je ne compte pas les étés passés sur les versions Game Boy et souvent le soir je m’endormais en rêvant de devenir un grand dresseur… Je connaissais vaguement quelques anecdotes sur la création de Pokémon, mais j’ai vite réalisé après quelques recherches que la naissance de la franchise était bien plus incroyable et passionnante que je l’imaginais, comparable en quelque sorte à celle de Disney. Pokémon est vraiment né d’un heureux mélange de talent, d’intuitions géniales et de coups de chance éclatants.

Mother Shaker. Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur le contenu de « Générations Pokémon : 20 ans d’évolutions » ? 

Alvin : Dans Générations Pokémon : 20 ans d’évolutions, on vous raconte la véritable histoire de la naissance de Pokémon, une histoire vraiment dingue, méconnue et étonnante à plus d’un titre, qui a été largement arrangée par le marketing de Nintendo par la suite. On part des premières années du génial créateur de la franchise, Satoshi Tajiri, un cancre qui nourrissait une passion dévorante pour les jeux vidéo et qui fut l’un des premiers journalistes spécialisés, jusqu’à la réinvention de la série sur smartphones qui arrivera dans les prochaines années, en passant par le succès surprise du jeu et sa transformation en carton international. On a aussi cherché à analyser en profondeur tout ce qui fait que Pokémon est Pokémon : son univers, ses codes, ses personnages, son gameplay… Pour les 20 ans de Pokémon, on a voulu offrir un livre qui vous apprendra des choses, que vous ayez joué, dix, cent ou des milliers d’heures aux jeux ou que vous n’ayez fait que regarder le dessin animé.

Pokémon Rouge et Bleu

Pokémon Rouge et Bleu : que de souvenirs !

Mother Shaker. De la version Rouge aux dernières versions X et Y, que de chemin parcouru ! Pour vous, la série a-t-elle réussi à conserver son âme ? Comment expliquez-vous qu’elle survive après deux décennies, sans signe apparent de lassitude ?

Alvin : Rien ne prédestinait Pokémon à un tel succès : moins d’une quinzaine de personnes travaillaient sur le jeu d’origine, c’était un tout petit projet ! De plus, le titre est sorti avec cinq ans de retard, sur une console considérée alors comme morte et enterrée. Mais le jeu a fait ce qu’on appellerait aujourd’hui un “buzz” et a su, c’est le cas de le dire, évoluer très vite, grâce avec une foule d’excellents produits dérivés bien calibrés et bien coordonnés, notamment le dessin animé, toujours en production depuis 1997 ! Si Pokémon a su garder son âme, c’est selon moi parce que les créateurs ont pu peaufiner au maximum son univers dès le départ (…), pour permettre la naissance d’un monde Pokémon cohérent, passionnant et toujours excitant.

Loup : La cohérence dont parle Alvin est vraiment importante. C’est impossible de sortir autant de jeux se déroulant dans le même univers sans des règles précises, que les joueurs se sont vraiment appropriées. Mais c’est aussi à chaque fois plein de surprises : de nouvelles créatures qui surgissent des hautes herbes, de nouvelles façons de jouer, et de nouveaux défis à relever. C’est comme manger son plat préféré, mais cuisiné à chaque fois d’une nouvelle façon. Et les créatures sont vraiment attachantes, ce sont vraiment les stars de cet univers, comme des petits animaux avec chacun son petit caractère. Il y a une grosse part d’affect : chacun a ses préférés, et c’est une façon d’affirmer ses goûts, son identité. Je suis persuadé que les créatures préférées d’une personne en dit autant sur sa façon de jouer que sur sa personnalité !

Mother Shaker. Que répondriez-vous au classique « Pokémon, c’était mieux avant » ? 

Alvin : Que le Pokémon d’avant est un souvenir d’enfance, donc forcément inégalable !

Loup : Je peux comprendre. Le premier épisode, c’était totalement novateur, un vrai plongeon dans l’inconnu, et un jeu d’une densité incroyable pour la Game Boy. Ca reste un sentiment incroyable qui m’habite encore aujourd’hui. Les choses ont changé, mais ce n’est pas forcément moins bien. Les anciens Pokémon sont toujours là, toujours aussi populaires et appréciés, et ça aussi, c’est très important. Au fur et à mesure, ce petit monde virtuel devient de plus en plus réel : l’arrivée de la 3D, bientôt de la réalité augmentée. Qui sait, peut-être qu’on vivra avec de vrais Pokémon un jour ?

Pikachu Pokemon X

Pokémon X et Y : sacré lifting pour la série (Crédits : pokebip)

Mother Shaker. Votre titre suggère qu’il n’y a pas qu’une « Génération Pokémon ». Qui sont les joueurs de Pokémon aujourd’hui ? Des anciens qui ont découvert la franchise sur GameBoy avec Salamèche et sa clique, ou des petiots qui ont commencé leur vie de gamer avec une 3DS entre les mains ? 

Loup : Je vais commencer par expliquer le titre. C’est un petit jeu de mot amusant avec le principe de “génération” dans Pokémon, qui indique en gros un groupe d’épisodes. Par exemple, avec les derniers jeux sortis sur 3DS, nous sommes dans la sixième génération. Je ne sais plus trop qui a eu l’idée du titre, je crois que ça vient d’une blague d’Alvin et finalement j’ai trouvé ça intéressant, et j’ai proposé qu’on y ajoute un S. Parce qu’effectivement, il y a tellement de joueurs différents ! Les nostalgiques comme moi, la trentaine, y jouent toujours, alors que chaque génération d’enfants s’y met. La communauté est quelque chose de très important dans Pokémon, comme on l’explique dans le livre. On voulait donc mettre l’accent là-dessus dès le titre.

Alvin : Le joueur de Pokémon a une vingtaine d’années en moyenne, il y a une vraie communauté de fans qui a grandi avec Pokémon et continue de s’y intéresser aujourd’hui. C’est une des communautés les plus actives sur le net, avec nombre de sites amateurs dédiés, de rencontres, de gens qui se sont crées leurs cercles d’amis grâce aux jeux… Bien sûr, Pokémon a toujours un public juvénile, notamment grâce au dessin animé et au fait que le jeu soit une valeur sûre qu’on peut mettre les yeux fermés dans les mains de n’importe quel enfant, mais le public adulte est important.

Mother Shaker. Pour finir, votre équipe Pokémon de rêve ? Ou un dernier mot pour convaincre les indécis de se procurer votre livre ? Ou même les deux, soyons fous ! 😉

Alvin : Je suis assez vieux jeu sur l’équipe de Pokémon, je n’ai pas eu le temps de jouer autant aux dernières versions qu’aux premières… Du coup, Dracaufeu (on prend toujours le starter de feu !), Dracolosse, Ectoplasma, Lokhlass, Electhor, Rafflesia, ou quelque chose comme ça ! 🙂 En écrivant ce livre, j’ai découvert que derrière Pokémon, il y a une histoire vraiment incroyable, et des gens formidablement inspirants. J’ai passé près d’un an avec eux et ils m’ont prouvé que si l’on s’en donne les moyens, on peut et on doit poursuivre ses rêves, ses intuitions et ses ambitions. J’espère que vous aurez envie, vous aussi, de découvrir ces personnalités incroyables.

Loup : Un starter Plante, forcément. Je choisis toujours le starter Plante. Je les adore tous, avec une grosse préférence pour Florizarre, bien sûr, puisque ce fut mon premier Pokémon, mais aussi Torterra.

Comme nous le disions, Pokémon est avant tout une communauté de passionnés, des créateurs jusqu’aux joueurs. Le jeu met en avant la rencontre, l’échange avec les autres. J’espère qu’en ouvrant les portes de cet univers, on va inciter de nouvelles personnes à rejoindre cette grande famille.

Un grand merci à Alvin et Loup pour leurs réponses ! 🙂

Illustration header : Third Editions

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« Générations Pokémon : 20 ans d’évolutions », par Alvin Haddadène et Loup Lassinat-Foubert, Third Editions. 

Disponible début décembre, précommandes chez Third Editions

19,90€ en édition simple (couverture Pikachu) et 24,90€ en édition limitée First Print (couverture starters, accompagnée d’une lithographie de l’artiste Orioto)

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Elise Brunet

Étudiante en Master Communication à Sciences Po Paris, Élise aime avant tout se perdre dans les rues de Paris à la recherche de son prochain lieu de prédilection pour prendre le goûter. Et cela, musique dans les oreilles, en rêvant de voyages, de jeux vidéo et du chocolat chaud à venir. Elle se fait un plaisir de partager ses découvertes et coups de cœur sur Mother Shaker.
  • Mimi06

    J’adore Pokémon aussi ! Vraiment super cet article ! J’apprécie les interviews des professionnels de jeux vidéo sur des sujets précis. Étant une fan invétérée de Pikachu et ses amis, j’ai pris plaisir à lire celui-ci !