Les créateurs orientaux stars de la Fashion Week Automne/Hiver 2014-2015

Les créateurs orientaux stars de la Fashion Week Automne/Hiver 2014-2015

A l’heure où la Mother – en bonne ménagère de moins de 50 ans – se rue sur les soldes, les plus grandes maisons de couture de la capitale sont elles aussi dans le rush. Et oui, la Fashion Week de Paris Haute Couture Automne/Hiver 2014-2015, c’est du 6 au 11 juillet ! Une saison qui consacre la scène orientale, avec pas moins de cinq créateurs invités. On te fait les présentations.

 

Elie Saab

Il fait partie de ces hommes qui vont au bout du rêve. A neuf ans, ce self-made man s’amusait déjà à confectionner des robes pour ses sœurs à partir des rideaux de sa mère. Né au Liban en juillet 1964, Elie Saab monte à 18 ans son propre atelier dans son berceau de naissance, source de son inspiration, Beyrouth, où il présente sa première collection. L’homme est talentueux, le bouche à oreille fait le reste, sa réputation s’accroît au Liban comme à l’international.

Sa première collection de prêt-à-porter est présentée un an plus tard lors de la Fashion Week de Milan. Mais le tournant décisif s’annonce en 2002, lorsque Halle Berry remporte l’Oscar de la Meilleure Actrice vêtue d’une robe du créateur. Elie Saab devient alors l’un des stylistes les plus prisés des actrices et personnalités internationales. Sa première boutique, la Maison de couture d’Elie Saab, voit le jour au cœur de Beyrouth. Il fait aussi son premier défilé parisien la même année. Devenu membre de la Chambre syndicale de la haute couture, il ouvre en 2007 à Paris un deuxième temple de création de 1000m2 qui s’étend sur trois étages !

Elie Saab c’est aujourd’hui un véritable empire, une marque globale à cheval entre le marché du luxe et celui de la mode accessible. Le créateur se plaît à sublimer tous types de corps, enveloppe les femmes de tissus nobles comme le taffeta, le satin, de drapés et de dentelles, de matières voluptueuses comme la mousseline, de strass et pierres précieuses brodées main. Un mariage entre l’occident et l’orient comme une ode à l’hyper-féminité et au raffinement glamour, dans la lignée d’un Versace ou d’un Valentino. Les silhouettes sont fluides et gracieuses, les corsets définissent les tailles, les couleurs, délicates et lumineuses, se marient harmonieusement. Muses : Diane Kruger, Halle Berry, Beyonce, Ziyi Zhang, Taylor Swift.

  

Zuhair Murad

On reste dans le glamour à la libanaise avec Zuhair Murad. Un parcours similaire à Elie Saab, et la même obsession : célébrer l’ultra-féminité. Né au Liban en 1971, Il ouvre son premier atelier à Beyrouth en 1997, à l’âge de 26 ans. Il présente des collections prêt-à-porter depuis 2005, et a ouvert son salon parisien en 2007. Il est entre autres réputé pour ses magnifiques robes du soir que les célébrités de la planète n’ont pas tardé à adopter d’elles-même. C’est d’ailleurs à travers les tapis rouges qu’il s’est fait connaître. Des jeux de transparence, de la dentelle seconde peau, des imprimés savamment saupoudrés afin de cacher l’intimité, le corps nu de la femme devient une toile vierge que Zuhair Murad va délicatement orner.

Ces créations rappellent les parures de l’Egypte et la Grèce antiques. Sa muse principale: Jennifer Lopez, qui ne jure que par lui depuis qu’elle a jeté son dévolu sur une robe bustier gris perle rebrodée de cristaux, pour le prestigieux gala new-yorkais du Met en 2010. Les deux sont même devenus amis. Il ne dispose pas de l’usage du terme « Haute couture », mais propose des collections « Couture ». Muses : Jennifer Lopez, Blake Lavely, Kim Kardashian. Pour l’anecdote, il a créé une robe pour … Barbie !

Serkan Cura

On savait la culture orientale un brin machiste (juste un brin), mais si la vision ultra-féminine de la femme donne des chefs d’oeuvre tels ceux de Saab, Murad, et maintenant Cura, créateur belge d’origine turque, la Mother est prête à tolérer ce petit défaut (toutes proportions gardées bien sûr).

Diplômé de l’Université Royale d’Anvers, Serkan Cura a fait ses armes durant 4 ans chez le maître de la provoc’ glam’, Jean-Paul Gaultier, en tant que corsetier. Et ça se voit. L’étreinte des corsets, les micro-robes bustier, les décolletés pigeonnants, dessinent un univers théâtral flirtant entre le sexy et le romantisme. Les pierres précieuses et les accessoires imposants viennent pimenter les tenues. Mais sa matière de prédilection est la plume. Il la déchire, la brûle, la teinte, jusqu’à faire oublier que c’en est une. Entre ses mains, les mannequins prennent des allures d’oiseaux rares, parées de plumes de cygne, d’autruche, de paon…

Serkan Cura a été choisi en octobre 2013 par le géant automobile Mercedes pour scénariser le show célébrant la sortie de sa nouvelle classe S au musée Rodin. Il a également réalisé des pièces en plumes pour le défilé Victoria’s Secret de la même année. Muses : Heidi Klum, Daphne Guinness

Dice Kayek

Dice Kayek, c’est l’histoire de deux sœurs turques, Ece et Ayse. Ece est la créatrice, Ayse s’occupe de la gestion de la société. A peine sortie de l’école ESMOD Paris, Ece ouvre en 1992 avec sa sœur un atelier au coeur du Marais à Paris. Elle présente une première collection de chemises en popeline blanche au salon parisien du prêt-à-porter, où elle remporte un franc succès, bien que positionnée haut-de-gamme. Les frangines créent alors la marque Dice Kayek, titrée à partir des initiales de leur groupe d’amies.

La patte Dice Kayek : d’élégants mais modernes plissés et drapés qui créent des silhouettes sculpturales, parfois abruptes, d’autres fois faussement sages. Des matières nobles comme la soie, l’organdi, le cuir, savamment déconstruites ou ajustées à la manière d’origamis. Les deux soeurs ne lésinent pas sur les sequins et les pierres.

Dice Kayek se fait principalement connaître par bouche à oreille, lors des fashion shows, et à travers les articles de la presse féminine. La marque est aussi soutien de nombreuses causes humanitaires. Muses : Leighton Meester

Rad Hourani

Rad Hourani est un globe-trotter. Fruit de l’union d’un jordanien et d’une syrienne, il quitte la Jordanie à l’âge de 16 ans pour Montréal, où il mènera à terme ses études. C’est en tant que chasseur de têtes pour une agence de mannequins qu’il embrasse l’univers de la mode, avant de devenir styliste.

Au fil de l’expérience, il construit un univers postpunk principalement bichrome noir et blanc, froid, angulaire, et surtout androgyne. Et pour cause : le 24 janvier 2013, il présente le tout premier défilé unisexe de l’histoire de la mode, lors de la Fashion Week de Paris Haute Couture Printemps/Eté 2013.

Ses collections prêt-à-porter comme couture peuvent donc être portées par des hommes comme par des femmes, avec une devise : il n’y a pas d’âge, pas de genre, pas de religion. Il n’y a pas de frontières. Muses : Crystal Renn, Jared Leto, Lady Gaga

Le programme de la Fashion Week, c’est par ici !

The following two tabs change content below.
Aurore Fitoussi

Aurore Fitoussi

Licenciée en communication, diplômée d’une école de commerce. Produit des 90′s, passionnée et extravertie. Dévoreuse de culture sous toutes ses formes. Geekette féminine tendance féministe. Elle vit Musique !